Interview de Nicolas Bouvier

« Sentiments partagés »



L’auteur

1/ Peux tu te présenter à nous, s’il te plaît ?


 Je m’appelle Nicolas Bouvier, j’ai 21 ans et je suis actuellement étudiant en droit.


Comment te définirais-tu ?


Comme un jeune auteur.


Parle-nous un peu des divers ouvrages que tu as publiés, et de ta carrière littéraire.


Pour le moment, je n’ai publié qu’un roman intitulé « Sentiments Partagés », donc ma carrière littéraire ne fait que commencer, mais déjà, pour cette année 2012, je suis en lice pour deux prix littéraires (Prix Augiéras et Prix Lempzours) et je voudrais sortir d’ici septembre-octobre la suite de « Sentiments Partagés ». Mon devenir d’écrivain, je l’ai construit dès le début de l’écriture du premier tome, en essayant d’anticiper mes projets futurs.


2/En quoi ton parcours de vie personnelle/professionnelle et sociale a-t-il influencé ton écriture ? ta réflexion ?


Ma jeunesse a été longtemps troublée par le harcèlement scolaire. De 11 à 14 ans, j’ai connu quotidiennement ce fléau dans différents milieux (école, sport) et par la suite, j’ai commencé à écrire des poèmes, essentiellement d’amour pour commencer car je suis un grand sentimental et romantique et j’ai toujours aimé écrire.

Avec l’écriture, j’ai beaucoup mûri car mettre mes réflexions en écrivant n’est pas aussi facile que de les dire par voie orale. J’ai appris à tourner mes phrases de manière à être compris par tous sur des sujets parfois difficiles, voire tabou, comme celui du harcèlement scolaire.



3/ L’écriture est elle ton seul support d’expression artistique ?

Ou en possèdes tu d’autres ? Pourquoi l’ (les) avoir choisi(s) ? Si plusieurs, sont ils tous un moyen d’exprimer la même chose, ou exprimes tu des éléments différents selon le média d’expression ?


Je fais du piano depuis bientôt 14 ans (j’ai commencé en 1998 à l’âge de 8 ans) et je n’ai jamais arrêté. La musique a toujours été un vecteur essentiel pour m’échapper de la réalité et c’est grâce à elle si j’ai aussi pu évoluer artistiquement car elle me suit dans mes écrits. L’écriture et la musique ne font qu’un pour moi. Par l’écriture, j’exprime ma vision des choses et par la musique, j’exprime mes sentiments, ce que je fais aussi dans l’écriture.


Concernant l’écriture, quel type d’écriture [poèmes, romans, nouvelles] et pourquoi ?


Comme je le disais, j’ai commencé par les poèmes car j’ai toujours aimé créer des vers, donner un sens à mes sentiments, mes pensées. Mes poèmes sont en général très personnels et j’écris sur toutes formes de sujets. Je n’ai jamais écris de nouvelles, parce que je n’aime pas tellement cela, en fait. C’est difficile à expliquer, mais les nouvelles ne m’ont jamais vraiment inspiré, c’est comme ça. Néanmoins, j’adore écrire des romans et je m’épanoui totalement quand j’ai l’occasion de le faire. On n’est jamais aussi libre que dans l’écriture.


4/ Pratiques tu la recherche artistique si oui, sur quels thèmes exactement ? Pourquoi les avoir choisis eux ?


Disons que pour l’instant, la recherche artistique s’est faite par ma seule expérience de la vie. Mais cela risque d’évoluer à l’avenir. Pour « Sentiments Partagés », qui raconte en partie le harcèlement scolaire, je me suis inspiré de ce que j’avais vécu et des témoignages d’autres personnes, donc la recherche s’est faite par la suite sur le net avec les statistiques, les « symptômes » de ce phénomène, entre autres. A l’avenir, suivant le type de livre que j’écrirai, je serai amené à faire cette recherche car je n’aime pas mentir au public, les gens aiment le concret et la réalité des choses, même si parfois, cela peut choquer.


5/ Quels sont tes domaines de militantisme [autre qu’artistique] ? De quelle manière agis-tu ?


Eh bien, pour l’instant, avec mon seul roman, je milite activement contre le harcèlement scolaire et ses dérivés en ayant élargi l’écriture au combat national avec une pétition nationale contre le harcèlement scolaire disponible à cette adresse : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21604


Par cette pétition, je veux alerter les grandes instances, en l’occurrence ici le Ministre de l’Education Nationale. Bien qu’il ait fait en janvier dernier une campagne nationale contre ce fléau par des spots publicitaires, la campagne présidentielle a très vite pris le dessus et les victimes subsistent de plus en plus. Je me veux donc le porte-parole de toutes ces victimes qui ont besoin d’aide et je pense pouvoir les représenter, car je l’ai moi-même vécu. Je sais donc ce que l’on ressent.


« Sentiments partagés »


6/ Explique nous en quelques mots le synopsis de ton livre.


Jérôme Marchand est un garçon de 13 ans qui est défiguré suite à un accident de voiture. Au collège, tout le monde le rejette et le surnomme « Frankenstein » suite à ses cicatrices. Un jour, alors qu’il se bagarre avec son ennemi juré, Jonathan Perrot, Julie Lanzac, l’ex petite amie de ce dernier, intervient et sauve la mise à Jérôme, qui deviendra éperdument amoureux d’elle. Mais Julie est son total opposé car c’est la plus belle fille du collège, elle est très sociable et a pleins d’amis…Jérôme se demande alors s’il parviendra à la séduire et ses sentiments sont donc partagés entre l’amour ou l’amitié pour Julie.


7/Dans quel genre classerais-tu ton livre ? Pourquoi avoir choisi ce genre pour exprimer ton sujet et pas d’autres ?

En fait, j’avais classé ce roman dans la catégorie « jeunes adultes » donc à partir de 11 ans. C’est toujours le cas. Néanmoins, beaucoup de parents et même de grands-parents l’ont acheté car eux-mêmes ne savent pas réellement ce qui se produit dans une cour d’école, un endroit où commencent en général le harcèlement, qui se pérennise à l’extérieur et qui finit par les faits divers que nous voyons dans les journaux. J’ai décidé par hasard, mais aussi par défi de me lancer dans le roman car c’était de loin la manière la plus simple de commencer l’écriture.

Les essais sont assez particuliers et comme son nom l’indique « essai » signifie qu’on n’arrive pas forcément à terme du sujet, alors que je souhaite tout le contraire.

Par le roman, je peux créer une histoire qui est une partie de la mienne mais qui pourrait être également celle de milliers de jeunes (beaucoup se retrouvent dans l’histoire de Jérôme) et je me sens totalement libre d’exprimer mes sentiments tout en gardant un fil conducteur avec l’histoire.


8/Comment as-tu organisé ton travail pour cet ouvrage ?


Au départ, je n’avais personne pour m’aider (pas de professionnels), donc j’ai écris comme ça me venait. Et puis, j’ai rencontré un libraire, qui est aussi écrivain, et qui s’appelle Jean-Luc Aubarbier. Grâce à lui, j’ai appris le mécanisme de brouillon, de plans, pour structurer mes idées. J’ai mis trois années pour achever mon œuvre car je n’avais pas de repères avant. Dès le début, je savais comment l’histoire allait finir, mais je ne savais pas comment l’organiser. En suivant les méthodes de mon mentor (Jean-luc Aubarbier donc), je m’en suis sorti de cette manière.


9/ Quels sont tes personnages principaux ? Parle-nous d’eux. Présente-les nous.


Jérôme Marchand est un personnage très singulier. Il ne boit pas, ne fume pas et ne drague pas, comme le font les jeunes de son âge. A 14 ans, il se distingue de tous les autres en respectant scrupuleusement le règlement, quitte à se faire insulté ou moquer de lui. Il est assidu en cours et a un bon rapport avec les professeurs, ce qui lui vaut des jalousies de ses camarades. Jérôme est un garçon pour qui on a beaucoup de pitié parce qu’il ne se reconnaît pas dans la société dans laquelle il vit. Il a peu d’échappatoires et ne peut compter que sur deux amis : François Bavière et Cécile Dauvoir.


François, c’est le comique du groupe. Il a connu le harcèlement aussi car il a des lunettes et on l’appelait en 6e « le binoclard ». Jérôme, qui était déjà harcelé à l’époque, l’a défendu et ces deux jeunes garçons sont devenus tout de suite meilleurs amis. Leur amitié n’a jamais failli. Même si François est laxiste sur les cours, il soutient son meilleur ami et ils partagent pendant leur temps libre une passion commune :le football. Côté cœur, il n’a personne, mais il est secrètement amoureux de Cécile.


Cécile est la meilleure amie de Jérôme et de François. C’est une fille très sérieuse et littéraire. Elle connaît tous les grands classiques de la littérature. Elle plaît aux garçons mais a toujours refusé des demandes car elle attend que François l’invite à sortir avec lui. Elle considère Jérôme comme un frère et ne perd jamais une occasion pour lui prodiguer quelques conseils, un peu comme Julie.


Julie Lanzac est un personnage clé de l’histoire. En effet, elle est ce que Jérôme a toujours désiré : une fille brune, un visage d’ange, une beauté naturelle, et Jérôme va se sentir changé rien qu’en la fréquentant. Elle va l’initier à sa passion de toujours : le piano. Jérôme va apprendre à vivre autrement et va littéralement tomber amoureux d’elle. Il doute pourtant beaucoup de lui car il se demande si Julie pourra l’aimer tel qu’il est, surtout depuis qu’elle a rompu avec Jonathan Perrot.


Jonathan Perrot est l’ennemi juré de Perrot depuis leur première rencontre qui s’est terminée en bagarre. Julie étant intervenue pour sauver Jérôme, Jonathan voue à son ennemi une haine sans limites. Jaloux et imbu de lui-même, il harcèle Jérôme jusqu’à le faire craquer, en alliant toute l’école contre lui. Ayant deux ans de plus sur son rival, il fera tout pour le faire plier, essayant même de lui briser le cœur.


10/ Le thème du harcèlement scolaire a fait l’objet de dénonciations soit notamment à travers de films, je pense à Bully de Larry Clark avec Brad Renfro, au travers de séries TV, des affaires font régulièrement la une des journaux.

Pourquoi avoir choisi le thème du harcèlement scolaire ? Quelles ont été tes motivations [personnelles, objectives, etc…] pour l’aborder, et pourquoi maintenant ?


J’ai choisi naturellement ce sujet pour l’avoir vécu. J’ai subi beaucoup d’injustices étant jeune du fait de ma différence. Je n’étais pas dans le « moule » de la société, je respectais les règlements et j’étais donc considéré comme une « fayot ». J’ai eu une éducation où l’on ma transmis des valeurs que je n’ai jamais voulu transgresser. Toutes mes années de collège ont été un élément déclencheur de cette histoire. Lorsque j’ai vu l’évolution de ce phénomène qui est toujours d’actualité, je me suis dit qu’il était temps d’agir car si je n’agis pas, personne le fera. N’oublions pas que c’est un sujet tabou et comme beaucoup de sujets tabous, les gens ont souvent peur d’en parler et n’osent pas agir par peur des représailles.


J’ai abordé maintenant ce sujet car j’ai plus d’expérience pour en parler. On ne se rend pas toujours compte des conséquences de ce phénomène ou de certains  « symptômes ». A 21 ans, on m’a déjà dit que j’étais très jeune pour en parler et courageux, mais les nouvelles technologies (réseaux sociaux entre autres) m’ont interpellé et j’ai donc décidé d’y consacrer une trilogie, mêlée à une fiction.



Que disent les études concernant le harcèlement en milieu scolaire ? sur quoi porte-t-il : racisme, poids, opinions politiques ou religieuses, orientation sexuelle, etc… ? Jusqu’où peut-il aller ?


Selon ce site : http://www.jeunesviolencesecoute.fr/espace-professionnels/dossiers-thematiques/harcelement-entre-eleves/le-harcelement-moral-en-tant-que-concept-juridique-dp1.html La France est loin d’être le seul payé touché.

Extrat du site : « Le harcèlement moral en milieu scolaire (bullying) a été étudié dans beaucoup de pays comme l'Angleterre, le Canada ou encore le Japon.

Malheureusement, la France connaît un retard important dans ce domaine, c'est pourquoi les statistiques permettant de mesurer l'ampleur du phénomène proviennent pour la plupart de l'étranger.

Dans une étude de 2004 (réalisée en Angleterre), une victime sur 4 déclare avoir gardé le silence (Young Voice "Les brimades entre élèves", Sciences Humaines, n° 190, février 2008).

Une autre étude réalisée en Irlande en 1997 a ainsi établi que « 65% des victimes dans les écoles primaires et 84% des victimes dans les écoles secondaires n'avaient pas avoué à leurs professeurs qu'elles étaient persécutées » (Mona O'Moore, "Questions cruciales à aborder dans la formation des enseignants pour contrer les agressions et les persécutions").

En Scandinavie, une autre étude démontre que 15 % des élèves des écoles primaires et secondaires sont régulièrement confrontés à des problèmes de brimades (Dan Olweus, « Les brimades à l'école : s'attaquer au problème »). Les études ont porté sur un panel de 150 000 élèves »

D’autre part, en France, 1 enfant sur 10 connaît ce fléau : http://www.20minutes.fr/societe/696263-societe-harcelement-scolaire-enfant-dix-souffrance-ecole et en général, cela porte sur le surpoids (ce que j’ai connu) mais aussi sur l’anorexie, l’orientation sexuelle, la couleur de peau ou alors les modes (vestimentaires, musicaux…comme j’ai connu également).

Les conséquences peuvent être désastreuses : échec scolaire, dépression, auto-mutilation, suicides, agressions, rackets, meurtres…les faits divers sont très nombreux, j’en ai référencé quelques-uns sur mon blog : http://romandu24.skyrock.com comme le meurtre d’Agnès, le suicide de Pauline…


Quels sont les moyens que l’éducation nationale met en œuvre pour lutter contre ? Pour venir en aide aux personnes victimes ?

Comme je l’ai plus tôt dans l’interview, le ministère de l’éducation nationale a mis en place une campagne de sensibilisation avec des spots publicitaires et un site web : http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/

Il y a également un numéro vert : 0 808 80 70 10 (http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/que-faire-qui-contacter/)



Quelles sont les structures existantes (autre qu’éducation nationale) pouvant venir en aide aux personnes victimes ? Comment des parents peuvent aider et avant tout détecter que leur enfant en est victime ?


Il existe quelques associations comme « Poil de Carotte » qui me soutient d’ailleurs pour la pétition ou encore l’APHEE (Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves), l’association e-enfance qui s’occupe des problèmes d’internet et leur sécurité (référence au cyberharcèlement), entre autres…


Il y a parfois des signes chez l’enfant harcelé qui ne trompent pas : renfermement sur soi-même donc absence d’envie de discuter avec un parent, rester en permanence devant les jeux vidéos ou l’ordinateur pour s’échapper du monde réel, les résultats en classe (donc parfois l’échec scolaire), perte d’appétit ou boulimie (pour des cas particuliers)…les comportements sont multiples et je comprends très bien que les parents se sentent impuissants face à ce genre de chose, surtout lorsque l’enfant garde le silence (comme je l’ai fait). Mais quelquefois, lorsqu’on a un doute sur le comportement de son enfant, il faut communiquer, c’est essentiel.


Comment une victime peut s’en sortir et s’en remettre ?


Une victime (je parle des jeunes) peut s’en sortir si elle en parle à ses parents. Il faut agir, se plaindre (sans avoir honte ni peur des représailles). Après, c’est vrai que l’on en garde toujours des séquelles. Moi, j’ai déménagé donc j’ai changé de vie et j’ai écris en guise de thérapie, mais tout le monde ne peut pas le faire. L’oublier ne sert à rien, cela ne fera qu’empirer les choses et on oublie jamais…il faut se confier à des gens de confiance.

Je connais des victimes qui sont adultes et qui se font harceler aussi (au travail ou dans des écoles quand elles poursuivent leurs études). Il ne faut pas hésiter à porter plainte ou à se plaindre. S’il ne se passe rien, il faut aller plus haut dans la hiérarchie et faire appel à la justice.



Que risquent au plan légal les bourreaux ?


Je peux vous apporter une réponse avec un extrait d’un forum que j’ai trouvé: ( http://droit-finances.commentcamarche.net/forum/affich-5054362-harcelement-moral-a-l-ecole) : Pour ce qui est des peines applicables au mineurs, en cas d'infraction pénale, en cas de délit, le mineur encoure la moitié de la peine qui est fixé par le code pénal(principe de l'excuse de minorité) 
Ainsi pour le harcèlement moral, la peine prévu par l'article 222-33-2 du code pénal est de 1 an et 15000 euros d'amende il encourent donc que 6 mois. 

Pour ce qui est des violences physiques, il faudrait en rapporter la preuve par un certificat médical, et d'autre part si celle-ci est supérieur à 8 jours la peine encourue est plus importante (5ans), a défaut elle est de 3 ans, lorsque le mineur a moins de 15 ans. Une condamnation est possible, et reste à prouver les violence physiques. (une plainte est toujours envisageable mais cela doit être fait par ses responsables légaux: ses parents).


Ensuite, d’après ce site : http://www.clemidijon.org/default.aspx?id=34b3fdbc-a7c6-499e-9904-a0e603c20b7a


Pour tout ce qui est relatif au cyberharcèlement ou à internet : - Publier des photos ou vidéos de professeurs, d’élèves… 1 an d’emprisonnement et 45000 € d’amende (art L226-1 du Code Pénal)


-Publier des photos, vidéos d’élèves, de professeurs… dans des situations dégradantes, humiliantes… Pédopornographie, sexting forcée, happyslapping…Détention, fixation de ces

images = (Art 227-23 du CPénal) : trois ans d'emprisonnement et de   45 000 euros d'amende ; Diffusion = cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 € d'amende.


-Publier des commentaires injurieux sur une personne « C.., espèce de  p…/ à l’ethnie, religion, orientation sexuelle » = (Art 29 de la loi de 1881) 12 000 € d’amende.


-Cyberharcèlement, intimidation En France : Pas de loi sauf loi LCEN sur les SPAMS, téléphones/SMS malveillants !


-Usurpation d’identité, prendre l’identité d’une autre personne (login, mot de passe, nom…) dans des circonstances frauduleuses : article 43423 du code pénal prendre le nom d’un tiers,

dans des circonstances frauduleuses et sans l’accord du tiers = 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. Faux et l’usage de faux sont punis de 3 ans de prison  et de 45 000 euros d’amende.


-Mise en ligne d’images (photos, vidéo, dessins, logos, slogan…), de textes… sans l’autorisation de son auteur (artistes, journalistes,élèves…) : Art 1382/1383 code civil

Art 71610 CPI : 3 ans de prison, 300.000 euros d’amende. Si c’est en bande organisée : 5 ans de prison et 500.000 euros d’amende.


-Provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale : Art. 24 alinéa 5 loi

1881 : Emprisonnement de 1 an au plus et/ou amende de 45 000 € au plus.



[N’hésite pas à développer longuement ta réponse à ces questions, à donner des chiffres, tout en citant les sources, illustrer d’exemples issus de l’actualité, n’hésite pas à montrer que tu possèdes parfaitement ce sujet]


11/ Etant une auteure militante traitant notamment des questions LGBT et au vu de l’actualité récente, qu’en est-il spécifiquement du harcèlement scolaire concernant les personnes LGBT ? [N’hésite pas, si tu ne sais pas, à contacter des associations LGBT, et à bien développer]


NB : Suivant ce site : http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/1246de9a-663a-11e1-a3b9-3de4c710e72f/Il_faut_enseigner_le_respect_de_la_diff%C3%A9rence On remarque que les personnes LGBT subissent un rejet des autres par leur différence, notamment des personnes hétérosexuelles. Leur orientation sexuelle pose un problème pour l’entourage de ces personnes car elles ne sont pas considérées comme normales.


12/ Tu vas bientôt effectuer un reportage pour NRJ12 sur ce sujet. Pourquoi ce partenariat ? Comment vas-tu organiser ton travail ? Comment l’envisages-tu ? Comment passer d’un livre à un reportage, vu la différence de supports, le travail différent que cela suppose ? Comment inciter les victimes à parler face caméra d’un sujet aussi douloureux, les victimes préférant en général se taire ? As-tu une idée de quand cela sera diffusé ?

NB : La chaîne m’a contacté par mon blog afin de faire un reportage pour une nouvelle émission. Ce reportage sera de 20 minutes et portera, pour mon cas, sur les victimes de harcèlement scolaire (parmi d’autres types de harcèlement…). J’ai accepté ce reportage car par mon expérience, je m’en suis sorti avec l’écriture du roman puis la pétition qui illustre mon combat quotidien. Mon travail sera simple : réunir tous les éléments qui, à l’époque, me permet d’échapper à ma phobie scolaire (hobbies, livres, films, etc…).


Le travail sera différent mais je reviendrai dans les lieux qui ont marqué ma jeunesse et l’on retrouvera trait pour trait les lieux indiqués dans « Sentiments Partagés ». Je serai une des seules victimes à parler, après il y aura le témoignage d’une amie (qui n’en a pas été victime). Pour ma part, je n’ai plus peur d’en parler car j’ai utilisé cette souffrance comme une force pour combattre et pour prendre ma revanche sur ce que j’ai pu subir. Je suis maintenant habitué à en parler donc je veux inciter toutes les victimes à ne pas se laisser faire et à agir.


Pour la date de diffusion, ‘après ce que j’ai entendu, ce serait en septembre, mais je le préciserai dans mon blog.


13/ parle-nous de ta pétition ? Pourquoi ? Dans quels buts ? Pour quelle action/résultat ?


NB : J’ai créé le 3 mars 2012 une pétition nationale Contre le harcèlement scolaire afin d’alerter les hautes d’instances des dangers et des dérives de ce phénomènes qui ne cessent de perdurer sous multiples formes dans toutes les écoles de France et dont on parle que lorsqu’il est trop tard avec les faits divers que l’on voit fréquemment dans les médias.


En élargissement de mon roman qui traite déjà de ce fléau, je voulais également montrer qu’en tant qu’ancienne victime de ce fléau, je pouvais également agir au-delà de l’écriture. Je pense qu’il est nécessaire de dénoncer de phénomène, donc de le critiquer, mais qu’agir est encore plus important car c’est dans l’action que nous pouvons changer les choses.


Pour se faire, j’ai décidé de réunir 1 million de signatures afin de porter cette pétition devant le ministre de l’Education Nationale. Le but est de représenter toutes les victimes, Dieu sait qu’elles sont nombreuses), silencieuses ou non, pour qu’enfin elles puissent être défendues.


Je pense qu’il faut essayer car qui ne tente rien n’a rien. Le but ultime serait que, par diverses associations comme l’APHEE, Poil de Carotte ou autres, je puisse porter la pétition devant le ministre, quitte à le rencontrer et ainsi lui demander d’agir concrètement, sans faire de promesses non tenables ou tenues et ainsi bousculer le système.


14/ peux tu nous donner les coordonnées d’associations œuvrant contre le harcèlement scolaire, et pour les personnes LGBT, œuvrant à leur défense et protection concernant cette question ?


Association MAG jeunes LGBT : contact@mag-paris.fr , ou local situé à Paris dans le 11eme (métro Nation sur la ligne 1 / 6 / 9 ou Avron ligne 2), ouvert tous les vendredi de 18h à 22h et tous les samedi de 16h à 21h.



Le site de l’Inter-LGBT : http://www.inter-lgbt.org/spip.php?article127



15/Où peut-on trouver ton livre ?


J’ai classé tous les endroits où l’on pouvait le trouver, à cette adresse : http://romandu24.skyrock.com/3052154479-Bon-de-commande.html


16/As-tu un site personnel pour que l’on fasse plus ample connaissance avec ton travail, et ton art ? :


oui, mon blog : http://romandu24.skyrock.com (je réponds à tous mes messages)


En mon nom ainsi que celui des lecteurs, je te remercie beaucoup d’avoir accepté de participer à cette interview.


Merci à vous !

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