Interview de Laure Bolatre 

L’éternité brisée


 

L’auteur

1/ Peux tu te présenter à nous, s’il te plaît ?

Comment te définirais-tu ?

Parle-nous un peu des divers ouvrages que tu as publiés, et de ta carrière littéraire.

 

Je suis née à Bourges, je suis mariée et maman de Stéphanie 24 ans et Arnaud 20 ans.

Si les mots sont ma passion j’exerce en parallèle le métier d’assistante maternelle. Beaucoup de monde dans mon entourage dit  que je suis une rêveuse et que je me sers de mes textes pour me créer un autre monde.

Mon premier roman s’intitule : mon miroir, mon âme. Il relate l’histoire d’amour entre une jeune femme sans attache et un homme qui lui, a une famille aux activités plutôt « louches ». Mais l’amour de Sylvia et Tony est fort bien au-delà de la stupidité des hommes.

Ensuite vient « tu m’as juste oublié » :

J’avais envie de travailler sur un panel d’émotions le plus vaste qui soit et où trouver toutes ces émotions si ce n’est dans la vie de tous les jours. Au fil des pages Matt et Cathy vous font espérer, aimer, sourire, pleurer, rêver, tempêter, vivre…

« L’éternité brisée » :

Est un roman à suspens : le commissaire Lacombe se retrouve confronté à un tueur en série sur lequel il avait enquêté dix ans auparavant, et pour lequel, la sœur de la femme qu’il aimait avait été arrêtée. Il lui faut de nouveau affronter ses vieux démons et surtout revoir celle qu’il n’a cessé d’aimer…

Ce qui nous amène à mon dernier roman : AIMER.

En fait AIMER est en deux parties : la première c’est l’histoire de Marie, romancière, et de Mickaël, le musicien, et de leurs rêves. Ils « boiront » les mots pour vous offrir un cocktail de poésies vous mèneront jusqu’à la deuxième partie…

 

 2/En quoi ton parcours de vie personnelle/professionnelle et sociale a-t-il influencé ton écriture ? ta réflexion ?

 Je crois que dés l’instant où j’ai su mettre deux lettres l’une à côté de l’autre j’ai aimé lire, d’ailleurs j’en profite pour remercier mes parents qui, s’ils n’ont jamais été vraiment attirés par les livres, m’ont toujours encouragés en achetant la longue liste de livres que je distribuais à Noël ou pour mon anniversaire. Si je me suis toujours évadée et le fais encore, grâce aux écrits des autres aujourd’hui je crée mes propres personnages et je m’évade avec eux : je suis ce qu’ils sont.

 

3/ L’écriture est elle ton seul support d’expression artistique ?

Ou en possèdes tu d’autres ? Pourquoi l’ (les) avoir choisi(s) ?  Si plusieurs, sont ils tous un moyen d’exprimer la même chose, ou exprimes tu des éléments différents selon le media d’expression ?

Concernant l’écriture, quel type d’écriture [poèmes, romans, nouvelles] et pourquoi ?

 Effectivement l’écriture est mon seul support artistique. J’aime beaucoup la peinture mais vue la réaction des enfants que je garde devant mes dessins (rires) je crois que je vais continuer à regarder et admirer le travail des vrais artistes peintres.

Les poèmes me servent de tremplins dans ma vie : une émotion quelle qu’elle soit et je prends la plume. Les nouvelles et les romans, c’est différent, si les sentiments et les émotions sont présents, l’approche est plus travaillée. Il faut accorder l’histoire et le ressenti.

 

 4/ Pratiques tu la recherche artistique si oui, sur quels thèmes exactement ? Pourquoi les avoir choisis eux ?

 Ce que je veux, enfin ce que j’espère faire, c’est qu’au détour d’une page les lecteurs disent : « ah bien oui ! Ça ce serait moi. »

Quand « tu m’as juste oublié » est sorti une dame m’a téléphoné et m’a dit :

« Cathy c’est moi. J’ai lu votre livre et je me suis dit il ya toujours de l’espoir. »

Quand j’ai raccroché, j’ai pleuré…de joie.

 

 5/ Quels sont tes domaines de militantisme [autre qu’artistique] ? De quelle manière agis-tu ?

 Aucun. Si quelque chose m’interpelle, je le dis, je l’écris.

 

L’éternité brisée

 6Quel est le synopsis de ton livre ?

 Un jeune commissaire se retrouve confronté à son passé quand un tueur en série qu’il pensait avoir arrêté 10 ans auparavant refait surface

 

7/ Peux tu nous présenter tes principaux personnages ? Parle-nous d’eux présente les nous.

 Le commissaire Lacombe Marc et son équipe :

Dolores Sonia

Poussin Eric

Sagnet Nicolas

 Les principaux suspects :

Johanna, Eline et Franck Ekerman

Mario Favelli

 L’ancien commissaire et patron de Marc :

René Bertrand

 

 8/ Dans quel genre classerais-tu ton livre ? Pourquoi avoir choisi ce genre pour exprimer ton sujet et pas d’autres ? [Par exemple, pourquoi un roman au lieu d’un essai, pourquoi un policier au lieu de …]

 C’est un livre à suspens. J’avais envie d’essayer quelque chose de nouveau pour moi : une histoire d’amour autour d’une enquête policière.  D’autres questions, d’autres façons de voir la vie, c’était un peu comme un défi.

 

9/ Comment as-tu organisé ton travail pour cet ouvrage ?  Quel est ton processus créatif, te menant à la rédaction d’un livre ?

 J’ai laissé germer l’idée dans ma tête, tout en faisant quelques recherches sur internet sur les différentes lois se rattachant à des enquêtes policières, et puis lorsque je me suis sentie prête j’ai pris mon papier et mon crayon et au boulot (rire).

 
 

10/ Quels sont les thèmes-fils conducteurs de ton livre ? Pourquoi avoir choisi ceux-là et non d’autres ?

 Un tueur en série qui refait surface après dix ans, ça permettait de faire mûrir les personnages, de leur offrir un passé, un présent et un futur, qu’ils se remettent en question en fonction des évènements. Quelque soit l’histoire, la vie sait vous remettre à votre place. Il suffit de comprendre et surtout d’accepter les épreuves sans se murer dans un silence hypocrite.

 

11/ Quelles sont les difficultés auxquelles on doit faire face lorsque l’on s’engage dans l’écriture d’un roman policier ? est-ce particulièrement compliqué ? Comment entretenir le suspense ? Comment réussir à dévoiler sans tout dévoiler ?

 Le plus difficile c’est ça : entretenir le suspens, construire une intrigue, ne rien laisser paraitre. Pout tout dire, quand j’ai commencé mon roman je savais exactement où je voulais en venir et puis au fil de l’intrigue je rajoutais un personnage, partais sur autre chose et pour dire la vérité je crois que j’ai su la fin quand j’ai écris le mot : « fin » (sourire).

 

12/ Ton roman traite aussi des difficultés de la vie, Franck Thilliez le fait aussi dans ses romans. Or, en France souvent le héros policier est parfait, lisse (voir Navarro, Julie Lescaut, en version télé). Comment, selon toi, réussir à faire face à ces douleurs ? Comment passer d’une personne en souffrance à un individu résilient ?

Comment décrire les émotions, les sensations en littérature ? (qu’elles soient positives ou négatives)

 Je pense qu’il suffit de donner vie à ses personnages comme si nous parlions d’un ami, d’un parent ou de nous-mêmes. Les émotions ne peuvent qu’être présentes, nos idées aussi. Hemingway a dit : « nous laissons de nous-mêmes à chaque fois que nous écrivons. »

Je pense sincèrement qu’il avait raison : nos personnages bien qu’imaginaires sont souvent le reflet de ce que nous sommes ou aimerions être. Il est indispensable, à mon avis, pour donner la vie et une certaine vérité à nos personnages de les rendre vulnérables et non imperméables aux épreuves que nous envoie le destin une histoire quelle qu’elle soit doit être traitée avec un maximum de sentiments contradictoires la joie, le chagrin, la compréhension, le regret et autres sentiments forment un tout.

Que le héros pleure n’a rien de dégradant au contraire, je me rappelle de Stallone dans le premier Rambo ce héros de guerre en larme dans les bras de son général avait choqué mais pourtant n’était-ce pas la réalité ce côté humain ? Dans tous mes romans je recherche avant tout ce côté humain que ce soit le ou les personnages principaux ou non j’essaie toujours de conjuguer le verbe AIMER à tout les temps et sous toutes ses formes même celles de la haine, pas de faux fuyants juste une réalité…

 

 13/ Tu es aussi poète. Tu as d’ailleurs reçu des prix pour cela. Quelle place possède la poésie dans ton travail artistique ? Quelle type de poésie ? Quels sont tes thèmes poétiques favoris ? Pourquoi, que représentent-ils à tes yeux ?

 La poésie c’est ma bouée de sauvetage.

Dés que je ressens une émotion très intense quelle qu’elle soit il me faut l’écrire.

C’est de la poésie libre, libre de faire pleurer, sourire, exprimer la colère, la joie ou l’indifférence, la mort…

 

14/  Les artistes ont souvent soulevé et engendré des polémiques, parfois positivement, comme les philosophes des Lumières, mais aussi négativement si l’on repense à Louis Ferdinand Celine (écrivain) ou plus récemment Sexion d’assauts (musiciens et rappeurs), sans parler d’Eminem, Billy the Kick et les gamins en folie. Comment conçois-tu ton éthique d’écrivain ? Estimes-tu d’ailleurs devoir en avoir une ? Ou que la liberté créative et d’expression est supérieure à tout le reste et doit être sans limite, quitte à choquer et aller parfois à l’encontre de la loi, de la morale et de l’empathie ?

 Les mots pour les maux.

J’ai écrit des poèmes, des nouvelles qui traitent de la violence, de l’homosexualité, de la bêtise humaine, de l’intolérance…

Mais aussi, sur l’innocence, sur l’espoir, le bonheur et tout ce qui fait que nous sommes heureux d’être là.

Je ne cherche pas à choquer je dis les choses, après chacun interprète mes propos comme il veut ! Seule la vérité déplait ! Mais je sais qu’un mot peut faire plus de mal qu’une gifle ce qui est dit, ce qui est écrit reste encré : « j’ai fait un rêve… » de Martin Luther King, cette phrase tirée d’un discours sur l’espérance est un bel exemple. S’il m’arrive d’exprimer de la colère dans mes textes, surtout mes poèmes, c’est juste un trop plein de mon âme qu’il me faut évacuer, certains vont chez leur psy ou prennent une armes et sous un faux prétexte endeuillent des innocents comme Anders Behring breivik. Je ne pense pas qu’il faille ce servir de notre liberté créatrice pour détruire mais pour partager, au contraire, c’est un devoir de construire afin de transmettre qui nous sommes et pourquoi nous le sommes : « il y a du bonheur dans tout espèce de talent » affirmait Honoré de Balzac alors ne détruisons pas notre héritage et surtout ne nous servons pas de ce que Dieu nous a offert pour faire souffrir notre prochain, le défendre oui, mais pas le tromper, n’oubliez pas « une étincelle peut brûler une forêt entière « (Alejandro Jodorowsky) alors n’allumons pas l’incendie du savoir pour conquérir un monde, mais ouvrons nos cœurs et armons nous de nos plumes pour distribuer l’amour…et défendre nos idéaux. « l’idéal est pour nous ce qu’est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide. » Albert Schweitzer

 

15/Où peut-on trouver tes livres ? Où les acheter en France, et à l’étranger ?

 Sur le site des éditions ELZEVIR, amazon.com, chapitre.com…

Il est possible de les commander chez CULTURA.

 

16/ Peux tu nous donner l’adresse de ton blog (et tout lien) pour que l’on fasse plus ample connaissance avec ton travail, et ton art ?

 http://laure-bolatre.forumgratuit.org/

 
 

Merci à TEKLAL NEGUIB pour cette interview

Et merci à vous d’avoir pris le temps de me découvrir

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